COSOANJA à Ambohidratrimo et Anjanamasina – Octobre-Novembre 2018

L’Équipe missionnée par CoSoAnja s’est rendue fin Octobre à Ambohidratrimo, pour rencontrer l’équipe soignante et les pensionnaires de l’Unité Ergo-agricole, que nous nous sommes engagés à soutenir, et dont l’environnement a subi d’importants changements depuis notre dernière visite de 2016.

Les imposants chantiers d’urbanisation lancés dès 2016 par des entrepreneurs chinois ont largement empiété sur le territoire du lieu de vie, lequel se réduit actuellement à son pavillon principal entouré de quelques arpents de terre cultivables.

Environnement de l’Unité E. agricole

Mr Victor, le major responsable de l’Unité, nous a accueillis dans le modeste local qui lui sert de bureau pour nous exposer la situation actuelle et faire l’état des lieux.

L’état de délabrement du pavillon d’hébergement s’est aggravé au fil du temps, et les « convalescents » hébergés actuellement manquent de tout. A part le gîte, un modeste pécule pour la nourriture et un morceau de savon hebdomadaire par patient (fournis par l’Hôpital), ils ne disposent d’aucun produit ou matériel pour nettoyer les locaux, ni pour l’entretien de leurs effets personnels en piteux état…

Mr Victor et ses deux collaborateurs, Mme Voahangy et Mr René, attachés à cette Unité, y assurent des gardes alternées et font ce qu’ils peuvent pour maintenir une organisation de vie quotidienne hélas très précaire.

L’équipe nous a remis des listes de produits de première nécessité et de matériel d’entretien à acheter. La remise en état des locaux est la première urgence.

Mr Victor a repris la Présidence de l’Association « Miverene » qui apportait autrefois une aide financière pour la culture de plantes vivrières. Mais depuis la destruction des rizières (jadis mises à la disposition de la petite communauté) et le remblayage des terrains agricoles, les moyens de subsistance annexes ont été réduits à néant. Et les moyens de l’association se sont taris, faute de donateurs.
CoSoAnja est donc sollicité pour alimenter (en fonction des besoins les plus urgents) le budget de Miverene.

Mr Victor projette de relancer un peu de culture (maïs, légumes) et de réaménager un poulailler pour améliorer l’ordinaire des pensionnaires.
Une première provision représentant l’achat de produits divers et d’outils listés a été versée par CoSoAnja en Novembre à cet effet.

Le 31 Octobre :
À l’Hôpital d’Anjanamasina, réunion de notre équipe avec le Docteur Lanto, Directeur, en présence de Mr Victor, pour faire le point sur la poursuite de notre collaboration dans l’intra-hospitalier et à l’Unité Ergo-agricole.

Réunion à Anjanamasina

Nous avons apporté quelques colis de matériel médical et quelques médicaments à l’intention de la Concession Pharmaceutique.

Midexpress, notre partenaire pour l’envoi des colis CoSoAnja

Un repas convivial chez le «chinois » du coin a suivi les rencontres à l’Hôpital.

Restaurant « Millegoûts » Ambohidratrimo

Dans l’après-midi, retour à l’Unité Ergo-agricole pour rencontrer les pensionnaires au nombre de 3 pour l’instant, car plusieurs convalescents ont pu retourner auprès de leurs familles après un temps de convalescence… En attendant la sortie de l’Hôpital d’autres patients stabilisés.

Consultation psy des 3 patients par Claire (Ranja à la traduction), et contrôle dentaire des mêmes par Philippe, dentiste de son état.

Le 1er Novembre :
Assistés de nos collègues anthropologues Ranja et Pierrine, dont la bonne connaissance du terrain et des us et coutumes nous a été très précieuse, nous avons consacré la journée du 1er Novembre à une visite du côté d’Ankazobe.

La bourgade, située à 90kms de l’Hôpital d’Anjanamasina, avoisine les terres familiales de Mr Victor. Ce dernier envisage depuis longtemps d’y créer, lorsqu’il prendra sa retraite dans 2 ans, une Ferme Thérapeutique pour les convalescents de l’U.S.7.

Notre but étant de nous rendre compte de visu de la pertinence d’un tel projet, il a fallu admettre que le lieu n’est pas réellement adapté ni réaliste, compte-tenu de l’éloignement de l’Hôpital d’Anjanamasina pour des patients fragilisés, et d’enjeux familiaux et traditionnels dissuasifs du coté de Mr Victor…

L’échéance à 2 années nous semble propice à une réflexion plus approfondie, d’autant que des actions urgentes pour l’U.S.7 s’imposent dans l’immédiat.

Retour à Tana de l’équipe, sans Pierrine Didier qui nous a précédés : Claire Mestre, Philippe Lavaud, Ranjatiana Randriantsara, Rondro Ranitsarinoro, Jacqueline Monteil et Hasina notre chauffeur.

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